France Travail : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits progresse de 0,9 % au troisième trimestre
France Travail : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits progresse de 0,9 % au troisième trimestre
Article mis à jour le 28 octobre 2026.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail sans aucune activité a progressé de 0,9 % au troisième trimestre 2026, soit environ 30 400 personnes supplémentaires par rapport au trimestre précédent. La catégorie A dépasse ainsi les 3,3 millions d’inscrits, tandis que la hausse atteint 2,1 % sur un an, selon les données publiées par France Travail et la Dares. Ces chiffres décrivent les inscriptions auprès du service public de l’emploi : ils ne se confondent pas avec le taux de chômage, calculé selon une autre méthode. Leur interprétation demande aussi de tenir compte de l’évolution des règles d’inscription. Depuis janvier 2025, les bénéficiaires du RSA, certains jeunes suivis par les missions locales et les personnes accompagnées par Cap emploi sont inscrits systématiquement. Pour comprendre ce que révèle cette hausse sur le marché du travail et l’emploi en France, il faut donc distinguer la variation trimestrielle de la catégorie A des changements qui touchent l’ensemble des publics suivis.
Demandeurs d’emploi en catégorie A : une hausse de 0,9 % en trois mois
La progression concerne les personnes inscrites en catégorie A, c’est-à-dire celles qui n’ont exercé aucune activité au cours du mois et sont tenues de rechercher un emploi. La hausse représente environ 30 400 inscrits supplémentaires sur le trimestre, tandis que l’augmentation sur un an s’établit à 2,1 %.
Il s’agit de statistiques de l’emploi, et non d’une mesure directe du taux de chômage au sens du Bureau international du travail. Les séries publiées sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables afin de faciliter les comparaisons entre périodes. Les données détaillées sont accessibles dans le tableau de bord des demandeurs d’emploi de France Travail.
Des inscriptions à interpréter avec le contexte de la réforme
Depuis janvier 2025, plusieurs publics sont inscrits automatiquement à France Travail, notamment les bénéficiaires du RSA et certains jeunes accompagnés par les missions locales. Cette évolution modifie le périmètre des personnes enregistrées et invite à examiner séparément les catégories, plutôt qu’à lire chaque hausse comme le seul reflet de nouvelles pertes d’emploi.
Pour la catégorie A, l’indicateur reste centré sur l’absence d’activité. Mais il ne suffit pas, à lui seul, à expliquer les trajectoires individuelles ni les difficultés rencontrées pendant une recherche d’emploi. Les données trimestrielles détaillées permettent de compléter cette lecture.
Chômage et marché du travail : ce que les chiffres permettent de comprendre
Une augmentation des inscrits sans activité peut signaler une dégradation de la situation de l’emploi, mais son analyse dépend aussi de la durée d’inscription, des entrées et des sorties des listes et des évolutions réglementaires. Pour un employeur comme pour une personne en recherche d’emploi, ces statistiques décrivent une tendance collective, pas nécessairement la réalité d’un secteur ou d’un territoire particulier.
Le trimestre précédent avait déjà enregistré une légère progression des inscrits sans activité. La comparaison avec cette période donne un repère utile, à condition de considérer la continuité des séries et leur périmètre : une hausse de 0,8 % au deuxième trimestre 2026 avait été signalée avant le nouveau mouvement.
Les repères essentiels pour lire la progression
Pour éviter les confusions entre chômage, activité et inscriptions administratives, plusieurs éléments doivent être gardés à l’esprit :
- La catégorie A regroupe les inscrits sans aucune activité au cours du mois.
- La hausse trimestrielle de 0,9 % correspond à environ 30 400 personnes supplémentaires.
- La variation annuelle de 2,1 % compare le troisième trimestre à la même période un an auparavant.
- Le périmètre des inscriptions a évolué depuis janvier 2025, ce qui compte dans l’analyse des chiffres globaux.
Ces distinctions sont déterminantes pour évaluer la situation du marché du travail : le nombre d’inscrits constitue un indicateur utile, mais il gagne à être rapproché d’autres mesures de l’emploi et du chômage.
La recherche d’emploi face à une tendance qui se confirme
Pour les personnes concernées, une hausse nationale ne décrit pas les obstacles concrets rencontrés : compétences demandées, mobilité, niveau de qualification ou disponibilité des offres varient selon les bassins d’emploi. Elle rappelle néanmoins que l’évolution de l’emploi en France ne se résume pas au nombre de postes proposés, mais dépend aussi de la capacité à faire correspondre les besoins des recruteurs et les parcours des candidats.
France Travail et la Dares publient des séries complémentaires pour suivre les différentes catégories. Les résultats du trimestre donnent un signal à surveiller, sans permettre à eux seuls de conclure à une évolution uniforme de l’économie : la tendance se lit dans la durée et à l’échelle des territoires.
Journaliste spécialisé dans la transition économique et l’entrepreneuriat, je m’attache à décrypter les évolutions industrielles et les initiatives innovantes qui façonnent notre avenir. Mon parcours m’a conduit à collaborer avec divers médias nationaux, où j’ai analysé les réformes majeures et leurs répercussions sur la société.