Bonne nouvelle : l’inflation ralentit bel et bien en zone euro, se rapprochant de la cible de la BCE

Bonne nouvelle : l’inflation ralentit bel et bien en zone euro, se rapprochant de la cible de la BCE

Article mis à jour le 11 septembre 2024.

En février, l’inflation en zone euro a ralenti à 2,6% par rapport à l’année précédente. Cela représente une baisse par rapport aux 2,8% enregistrés en janvier. Cependant, les prix à la consommation ont augmenté de 0,6% par rapport au mois précédent. Il est donc probable que la Banque centrale européenne adopte une approche prudente face à cette situation. En excluant l’énergie et les produits alimentaires non transformés, l’inflation s’élève à +0,6% par mois et 3,3% sur un an pour le mois de janvier. Une mesure plus restrictive qui exclut également l’alcool et le tabac montre que l’inflation est de +0,7% d’un mois sur l’autre et de 3,1% en glissement annuel.

La BCE avance avec prudence

La Banque centrale européenne pourrait être influencée par la récente baisse de l’inflation, qui est proche de son objectif de 2%. Malgré cela, elle reste prudente et maintient son taux de dépôts à 4% pour lutter contre l’inflation. Christine Lagarde a déclaré que la BCE ne se sent pas encore suffisamment confiante quant à l’atteinte de cet objectif. Les analystes envisagent des baisses des taux vers le milieu de l’année mais la BCE souhaite éviter tout relâchement qui pourrait compromettre ses efforts face à la flambée des prix causée par la guerre en Ukraine. La prévision d’inflation pour 2024 a été revue à la baisse, avec une attente désormais pour atteindre l’objectif de 2% en 2025.

La Fed attire tous les regards

Les taux d’emprunt augmentent, freinant la demande de crédits et impactant la consommation des ménages et les investissements des entreprises. Cette politique prudente de la BCE entraîne une stagnation économique dans la zone euro depuis un an et demi. Les nouvelles projections macroéconomiques montrent une baisse des prévisions de croissance du PIB pour 2024 à 0,6%. La banque centrale américaine devrait adopter une attitude similaire lors de sa prochaine réunion en mars. Les économistes s’attendent à ce que l’accent soit mis sur les projections d’inflation et le nombre anticipé de baisses des taux pour 2024 par la Fed. Selon certains analystes, trois baisses des taux sont prévues cette année par les responsables de la Fed, ce qui ne représente pas un grand changement par rapport aux précédentes projections publiées en décembre.

Baisse probable des taux en juin aux États-Unis

La Réserve fédérale envisage de réduire ses taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation. Cependant, elle veut être certaine que les prix ne vont pas augmenter à nouveau avant d’agir. Les économistes estiment qu’une première baisse des taux devrait avoir lieu en juin ou juillet. La Fed ajustera ses prévisions en conséquence, car la désinflation et le ralentissement de la croissance de l’emploi se produisent plus lentement que prévu. Bien que l’inflation reste supérieure à 2%, elle a diminué sans entraîner une augmentation significative du chômage.

Le marché du travail reste solide malgré un léger ralentissement annoncé depuis plusieurs mois : le taux de chômage a légèrement augmenté mais 275 000 emplois ont été créés en février. Une baisse des taux d’intérêt par la Fed serait une bonne nouvelle pour les ménages et les entreprises, car elle ferait également baisser les taux d’emprunt.

Bonne nouvelle : l’inflation ralentit bel et bien en zone euro, se rapprochant de la cible de la BCE

Journaliste économique et auteur, je m’attache à décrypter les grandes tendances économiques mondiales et à rendre accessibles des concepts complexes. Mon parcours m’a conduit à collaborer avec divers médias nationaux, où j’ai analysé les réformes majeures et leurs répercussions sur la société.